3 de noviembre de 2004

 

5. Homilía

(Teodoro Lorá)

 

 

MARDI DE LA 31ª SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Mercredi, le 3 de novembre 2004

Flp 2,12-18; Sal 26,1.4.13-14; Lc 14,25-33

Suivre le Christ

 

                25 Des foules nombreuses faisaient route avec lui, et se retournant il leur dit :

                26 "Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

                27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.

               

                28 "Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?

                29 De peur que, s'il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant :

                30 "Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n'a pu achever ! "

                31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s'asseoir pour examiner s'il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille ?

                32 Sinon, alors que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

               

                33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.

 

            1. Une des question que saint François se posait souvent était celle-ci: « Seigneur, que veux-tu que je fasse? ». Nous tous aurons expérimenté une fois dans notre vie la difficulté de savoir ce que Dieu veut de nous. Le discernement de la volonté de Dieu est indispensable pour vivre l’obéissance.

 

2. Ce passage que la liturgie de la parole de ce jour nous propose en ce jour, c’est une de ces pages où Jésus présente son message en toute radicalité.

 

            Nous voyons Jésus de nouveau en chemin. Mais il ne marche pas seul. Une multitude l’accompagne. Dans cette multitude je vois les hommes de tous les temps ont été attirés pas Jésus, des hommes de toute race, de toute langue et toutes les nation, comme nous lisons dans l’apocalypse. Dans cette foule nous y sommes aussi.

 

            Jésus se retourne vers la foule et il leur parle franchement, comme en disant: Pensez-y bien, car vous pouvez vous repentir un jour. Il leur dit :

           

            «"Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

                27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.

                33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.»

           

            Il s’agit des conditions pour être disciple. Mais pas d’une condition quelconque. Il s’agit d’une condition indispensable, sine qua non.

 

            Il nous pose une question fondamentale. A nous tous qui allons derrière lui, nous tous qui venons à lui, nous tous qui croyons en Lui, il nous dit : Vous dites que vous êtes chrétiens, vous dites que vous êtes mes disciples et même consacrés, mais savez-vous ce que cela signifie ?

 

            Jésus n’hésite pas de présenter clairement son programme pour éviter un faux enthousiasme de la part de ses disciples. Voici qu’il leur donne des conditions pour devenir son disciple. Disons en passant, un petit éclaircissement à propos du disciple. Etre disciple est un choix. Etre disciple ne signifie pas être élève. L’élève se conforme à recevoir un bon enseignement. Il ne suffit pas d’accepter la doctrine, les vérités de la foi qu’il nous  a enseigne.

 

Être disciple c’est une réalité qui concerne toute la vie dans toutes ses dimensions.

 

            «"Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

                27 Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.

                33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.»

 

Il s’agit de “préférer Jésus”, de “prendre la croix” et de “renoncer aux biens”.

 

3. La première condition pour être disciple du Christ concerne les liens familiaux. «Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.» La famille représente la dépendance, la tradition, la protection, la sécurité. Mais comment faut-il comprendre ce mot “haïr” (en grec, miséo ; en anglais, hate, despise; be indifferent to). Comment pourrait-il nous demander de haïr quelqu’un lui qui nous demande d’aimer ? Non, il ne nous demande de haïr ! La citation de Mt nous aide a comprendre mieux ce que cela signifie (Mt … … ) : «Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.» (Mt 10,37). Il ne nous demande donc de ne pas aimer les personnes, mais de lui préférer. Ces personnes peuvent et doivent demeurer dans nos vies. Ce que le Seigneur nous demande c’est que notre amour vers eux ne soit pas au-dessus de Lui et de son Royaume. Il ne peut avoir rien ni personne qui nous distrait du chemin de la suite du Christ. Si nous avons un peu de sagesse, nous pourrons comprendre que Jésus est l’unique personne que nous pouvons aimer et suivre totalement sans que cela nous asservisse. Jésus nous nous demande de nous libérer d’avoir un cœur petit, il nous demande d’élargir le cœur. Il s’agit de préférer le Christ.

 

4. La deuxième condition c’est de prendre la croix: «Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple». La croix que Jésus nous invite à prendre n’est autre croix que celle de l’amour. Les autres croix n’ont pas de sens, car elles n’ont rien à voir avec la croix du Christ. Même si la croix implique sacrifice il s’agit d’un sacrifice fait avec générosité et par amour ; un sacrifice de don, signifie aussi un chemin de espérance qui sauve qui prépare la résurrection.

           

            5. Les exigences de Jésus se complètent avec la référence aux biens: «Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.» «Voilà, si j’ai déjà quitté ma famille et même mes projets et j’ai accepté de prendre la croix, a pourquoi insister sur le renoncements des biens ?» Les biens, sont « insignifiants » para rapport au parents. Mais le Seigneur sait que nous pouvons rester attaché à ceci et cela. Il y en a qui sont prêts a perdre les amis et des parents pour ne pas perdre leurs affaires. Le fils de la parabole de l’enfant prodigue avait préféré son héritage à la vie en famille. Le jeune homme riche, a préféré ses biens lorsque le Seigneur l’avait demandé de tout quitter pour le suivre.

 

            En réalité, s’il nous est difficile de comprendre ce langage et d’obéir, c’est parce que nous ne connaissons pas quelque chose de mieux.

 

            Le marchand des perles fines, lorsqu’il rencontré une perle de grande valeur, n’a aucune difficulté pour vendre tout ce qu’il a pour acquérir celle-là. Suivre Jésus exige une décision personnelle et un renoncement, mais surtout c’est une question de sagesse et d’amour. Attire-nous, Seigneur, vers toi. Rends nous dociles.

 

            Nous avons besoins de la sagesse de l’Esprit et la docilité pour apprendre à bâtir notre vie sur des fondements solides et pour entreprendre la bataille contre le mal dans notre vie et dans le monde. Nous avons besoins de l’aide de Esprit Saint afin que nous puissions faire bien nos comptes et voir ce que nous gagnons dans ce que le Christ nous propose.

 

            Que Marie, disciple parfaite du Père et trône de la sagesse, nous aide à suivre le Christ comme elle l’a faite.