1 de noviembre de 2004

 

4. Predicación

(Pascal Mbamba)

 

            1. La première chose que je peux partager avec vous ce soir c’est la joie de me sentir propriété de Dieu. En effet, j’étais très content ce matin d’entendre le Seigneur Lui-même me le dire, et je crois qu’il nous le dit à chacun : « ta vie appartient à Dieu, elle n’est pas une terre  isolée, à la merci du premier venu ». C’est vraiment le lieu de dire sincèrement merci au Seigneur pour cette assurance pour notre vie, cette vie que nous menons, pas une autre.

 

            Voilà pourquoi si nous avons des raisons pour rendre grâce à Dieu, la plus fondamentale me semble être celle de nous sentir sa propriété, son bien. Il nous dit dans la première lecture que nous avons écoutée : « car tu es un peuple consacré à Yahvé ton Dieu ; c’est toi que Yahvé ton Dieu  a choisi pour son peuple à lui, parmi toutes les nations qui sont sur la terre » ( Dt 7,6 ).

 

            Ce fondement est un pilier solide, un roc ferme, l’embarcation la plus sûre sur notre chemin de consécration à Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu en nous choisissant s’est uni à nous, ainsi nous sommes accompagnés partout par Lui, il a toujours les yeux sur nous, Lui qui nous a élus en Lui avant la fondation du monde. Cela je l’appelle un chemin d’amitié entre Dieu et nous, entre Jésus et nous entre l’Esprit Saint et nous.

 

            La chasteté que nous sommes appelés à vivre devient dans ce cas un chemin de profonde amitié avec la Trinité. Jésus n’hésite  pas d’ailleurs à nous rassurer, Lui qui nous a choisi, qui nous appelle ses amis, qui nous a institué pour que nous allions et que nous portions un fruit qui demeure.

 

            2. Pour moi le problème de  la chasteté, si cela est un problème, réside simplement dans cette amitié, Dieu qui nous a mis à part pour lui, est vraiment sérieux, il ne peut pas s’engager avec notre vie et ne pas la prendre au sérieux. Le combat oui, les options  oui,  mais dans la confiance et la foi en celui auquel nous appartenons. Il est question d’un lien d’amour  profond qui fait la communion profonde entre Dieu et nous.

           

            Le vécu de cette amitié fait de nous des consacrés c’est-à-dire des personnes qui vivent de Dieu, avec Dieu et pour Dieu, en vue des bonnes œuvres qu’il veut réaliser à travers notre vie.

           

            En fait, une vraie amitié met la personne sur un autre chemin parce que l’amour qui la soutien  est très fort.

           

            Le chemin d’amitié produit donc entre autre fruit la chasteté qui est une grâce et un don de Dieu à recevoir, à vivre et à fructifier. Recevoir ce don comme un projet que Dieu a avec notre vie. Il ne s’agit de nous décider de vivre la chasteté par peur, intérêt ou égoïsme. Ce n’est pas que nous cherchons seulement et simplement à sauver notre vie. Notre chasteté doit être fécondité spirituelle pour le monde. Dieu ne veut pas nous voir tout seul, et les convictions culturelles africaines ne s’accordent pas avec l’infécondité ni l’infertilité. Donc notre chasteté est fécondité dans le projet de celui qui nous appelle à  vivre cela.

           

            Pour cela il s’agit de tout lui donner comme Marie le fit. Seigneur TOUT A TOI (Totus Tuus, Todo Tuyo !). Marie dans l’Evangile que nous avons écouté est sollicitée par Dieu. Son oui est sensé et pensé. C’est un  oui qui tient compte de sa culture, de ses engagements sociaux, de son entourage. Mais elle ne résiste pas à Dieu et se laisse conduire, toute remplie de confiance et de foi en lui. C’est une grande leçon que Marie nous donne dans notre relation avec  Dieu. Car le chemin  qu’elle  a emprunté lui permis de vivre toute donnée à Dieu d’une part et d’autre part, de demeurer une fille de son peuple  en répondant aux engagements sociaux correspondants. C’est chacun de nous, avec son nom et son prénom, son histoire et sa vie qui est invité  par Marie à suivre le même chemin de tout donner à Dieu afin qu’il agisse librement dans notre vie. 

 

            3. Puisse cette Eucharistie, nous permettre de nous exercer à l’abandon  de tout, de tous et de nous-mêmes entre les mains de Dieu qui s’est approprié de notre vie un jour afin de la rendre féconde pour la multitude.